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Triptyque d’André Regagnon : patrimoine d’exception en cours de restauration grâce à vos dons

Publié le par La Mairie de Montgiscard

regagnon

l’oeuvre d’un grand peintre

triptyque commandé pour l’exposition internationale de Paris en 1937: pavillon Pyrénées-Orientales

André Regagnon (1902-1976) est un artiste peintre français qui a étudié aux Beaux-Arts de Toulouse puis aux Beaux-Arts de Paris où il croise le maître Saint-Gironnais Joseph Bergès avec qui il se perfectionne.

Médaille d’argent à l’exposition internationale de 1937, il enchaîne avec plusieurs prix en 1938, 1939,… 1961, 1972. Avant de mourir André Regagnon a surtout travaillé pour le Cousserans. Il a réalisé une cinquantaine d’œuvres qu’il léguera à la ville de Saint-Girons où l’on peut admirer ses œuvres ainsi qu’au musée des Augustins de Toulouse et à la galerie Bay-Sala de Bilbao.

En 1939, Monsieur Camon alors maire de Montgiscard, conseillé par un membre de sa famille expert en art, achète le triptyque de grande dimension d’André Regagnon représentant un marché aux bestiaux.

Cette œuvre a été par la suite remisée dans les combles de la mairie où elle a souffert plusieurs décennies.

 

Anne CRAVEIA et Corinne AUTHIER-ATHANASE Conservateur-Restaurateur de Peinture

Diplômées du Master de Conservation – restauration de Biens Culturels à l’Université Paris I, Panthéon – Sorbonne

Cette semaine, les spécialistes en Conservation –restauration sont venues étudier et améliorer les conditions de stockage de cet ensemble pictural conservé à la Mairie de Montgiscard.  Il s’agit de « La foire aux bestiaux » peint par le peintre ariègeois André REGAGNON (signature en bas à gauche du panneau central) pour le pavillon Languedoc-Pyrénées de l’Exposition Universelle de 1937, à Paris.

C’est une peinture à l’huile sur toile composée de trois éléments:

  • une toile centrale actuellement montée comme un rideau de scène et soutenue par un liteau de bois dans la partie haute
  • deux toiles montées sur un châssis en bois, qui encadrent de part et d’autre le panneau central.

La toile dans la partie centrale est en mauvais état et en souffrance : elle présente de plis, des déformations, des cassures et des déchirures dispersées sur l’ensemble. Le montage actuel « en rideau » réalisé à l’aide d’un liteau provisoire altère la toile.

Les restauratrices ont observé que les trois toiles avaient subi des modifications de format ; et différentes conditions de stockage depuis l’année de leur création : 1937.

Il s’agissait donc alors pour les spécialistes d’étudier la technique du peintre et l’état de conservation pour identifier les dimensions du format original et être en capacité de formuler une ou plusieurs propositions de traitement et de mise en valeur de cet ensemble peint,  et une estimation du coût des opérations.

Au cours de ces journées, les restauratrices ont amélioré l’état sanitaire de ces toiles très empoussiérées. La toile centrale a été déposée au sol avec l’aide du personnel de la Mairie et de l’équipe technique municipale. Les restauratrices ont retiré le liteau provisoire qui ne suffisait pas à soutenir la toile centrale et qui provoquait l’apparition de déformations irréversibles de la toile. Une fois le dépoussiérage effectué, les spécialistes ont ensuite roulé la toile sur un rouleau de large diamètre pour éviter que la toile continue à se déformer et pour également stocker la toile en sécurité dans l’attente du futur projet de restauration.